Une invitation
Lorsqu’Yvan prit son courrier ce matin là, il venait à peine d’arriver à son bureau. Sandrine, la chargée de relations qui assurait la permanence lui tendit le paquet de journaux, de lettres et de prospectus en lui indiquant que la grande enveloppe bleue le ferait sans doute bien rigoler. Toute l’équipe avait reçu la même. Il vit qu’elle était estampillée d’un grand centre de congrès. Tout en la décachetant, il s’interrogeait sur l’intérêt de cette lettre. Sandrine était restée dans l’ouverture de la porte pour le guetter du coin de l’œil. Il sortit le document et le lit. Il pensa d’abord que c’était une plaquette promotionnelle comme il en recevait des dizaines. Celle-ci était accompagnée d’une invitation V.I.P. nominative pour venir visiter un nouveau salon consacré aux innovations énergétiques dans l’automobile et les transports. Il comprit pourquoi Sandrine ironisait : après la campagne de sensibilisation qu’ils venaient de mener auprès des industriels pétroliers et gaziers l’événement ressemblait un peu la réponse du berger à la bergère. A en juger au programme chargé des conférences les lobbys pétroliers devaient certainement être à l’origine de ce salon, et ils avaient un message fort à faire passer. L’événement méritait un sérieux détour. Yvan convoqua trois de ses collègues et ils s’organisèrent pour se relayer sur le salon les trois jours qu’il durerait.
Dix jours plus tard en franchissant le portique sécurisé qui permettait de pénétrer sur l’espace General Motors, il était très loin d’imaginer qu’il allait faire une des rencontres les plus bouleversantes de sa vie. Il avait d’abord remarqué le stand consacré aux nouveaux prototypes hybrides. Comme tous ses concurrents, le constructeur avait recruté une vingtaine d’hôtesses triées sur le volet pour attirer le regard des visiteurs, fussent-ils professionnels. Les filles étaient toutes plus belles et plus sexy les unes que les autres. Certaines étaient même si magnifiques qu’Yvan se demanda plusieurs fois si elles étaient bien réelles, s’il n’était pas en plein rêve. Pour lui, elles représentaient typiquement le genre de femmes qu’il n’aborderait jamais. Il les voyait comme des filles réduites à l’état d’objet de consommation, d’images trop parfaites, d’archétype du fantasme supposé des hommes. Il sentait que la plupart d’entre elles devaient être douces, dociles, généreuses et gentilles. Il se disait aussi qu’elles devaient faire ce job à la limite de la prostitution parce qu’elles devaient manquer de jugeote et qu’elles cherchaient simplement à gagner un peu d’argent facile. Pourtant il concevait que se frotter des heures durant sur les carrosseries et sourire niaisement à des visiteurs plus ou moins lubriques ne devait pas être un exercice aussi facile qu’il n’y paraissait. La plupart des hommes et une grande partie des femmes devaient d’ailleurs penser la même chose que lui et devaient sûrement reproduire le même genre de jugements à l’égard de ces très jolies jeunes femmes qui mettaient leurs charmes en spectacle pour améliorer leur quotidien. Ses pensées vagabondaient sur ces considérations humanistes en même temps qu’il découvrait une nouvelle version avancée du moteur à hydrogène de la firme américaine. Comme il voulait assister au prochain colloque sur la recherche de solutions de déplacements aériens individuels, il se mit à chercher la documentation consacrée aux nouveaux carburateurs à hydrogène. C’est là qu’il croisa pour la première fois le regard bleu-vert de Christina. Son prénom, vraisemblablement faux, était inscrit en lettres roses sur son badge. « Un prénom qui finit en a … se dit-il. Elle doit sûrement s’appeler Christine Moulin ou Christiane Potron. Elle veut se donner un style exotique et elle en rajoute jusque sur son étiquette. » Christina devait avoir vingt-cinq ans maximum. Elle était vêtue aux couleurs de la marque, d’une tenue qui se voulait sportive et sexy à la fois, composée d’un mini short à logos extra moulant, d’un top à motifs damiers stylisés au décolleté vertigineux et d’une paire de chaussures de strip-teaseuse pourvue de lacets ultra longs. Une parfaite illustration du mauvais goût des industries américaines en matière d’érotisme, remarqua t-il. Pourtant la beauté fulgurante de cette fille était si incroyable, si naturelle et si parfaite qu’elle aurait pu être habillée en loques ou en bleu de chantier que sa grâce et sa féminité n’en auraient pas été affectées le moins du monde. Il aurait été pareillement ému par son charme et sa présence.
Son cul divin dans ce short obscène
Yvan lui demanda s’il existait un dossier de présentation sur ce nouveau moteur. Elle lui expliqua qu’il suffisait de télécharger un petit fichier à la borne informatique sur un mobile ou un portable pour avoir toutes les donnée techniques, (y compris les plans en 3D animés, en format flash.) Avec un sourire très professionnel elle lui proposa de l’accompagner pour s’assurer du bon fonctionnement du dispositif et de son entière satisfaction. Christina passa devant lui pour le guider de l’autre côté du stand. La vision qu’il eut à cet instant le marqua un long moment. L’élégance de sa démarche était ahurissante, aussi ahurissante que les formes sublimes de ses hanches et de son cul divin moulé dans ce short obscène, aussi ahurissante que la peau satinée de ses longues jambes fuselées et haut-perchées, aussi ahurissante que sa chevelure subtilement ondulée qui dégageait un parfum totalement envoûtant. Tout en cette fille semblait exceptionnel et elle se conduisait exactement comme si c’était parfaitement normal d’être phénoménalement belle. Toujours très professionnellement elle lui demanda de se connecter au port infrarouge et elle lui transféra les informations qu’il désirait. Puis elle se renseigna sur son visiteur pour s’assurer qu’elle lui avait fourni le plus parfait des services.
« Alors vous représentez Greenpeace ? S’étonna t-elle. J’ignorais que votre organisation s’intéressait d’aussi près aux recherches en énergie.
- Bien-sûr que si, mademoiselle… Christina (il avait prononcé son prénom avec une petite hésitation), c’est une donnée essentielle dans notre lutte pour la protection de l’environnement, vous savez. Nous sommes forcément aux aguets lorsque de grands industriels dévoilent les derniers résultats de leurs recherches.
- Vous n’êtes donc pas tous les jours enchaînés aux convois de matières dangereuses ?
- Non, comme vous voyez, lui répondit-il en s’amusant. Mais je me posais une question vous concernant. Vous me semblez très pointue au sujet de ce prototype. Travaillez-vous directement pour le constructeur ou bien êtes-vous employée par l’organisateur du congrès ?
- C’est un peu les deux, fit-elle. En fait, ici les hôtesses sont recrutées par l’organisateur, et ensuite nous sommes formées sur la partie technique par le client. Nous devons pouvoir répondre aux questions les plus fréquentes des visiteurs, même les plus avertis. Ensuite nous sommes libres de retravailler avec un constructeur sur d’autres manifestations.
- Je comprends mieux… Vous avez donc participé à d’autres salons ?
- L’an dernier j’ai commencé au salon de l’auto de Francfort, parce que je suis bilingue. Ma mère est allemande, lui confia t-elle avec un brin de coquetterie. Donc de temps en temps je rejoins cette équipe, mais je fais ça en extra. Ce n’est pas mon travail principal.
- Sans vouloir vous offenser, je n’imaginais pas que vous puissiez informer les visiteurs d’une façon aussi précise !
- Je sais que les gens nous prennent souvent pour des potiches, mais comme vous le constatez, nous pouvons parfaitement les renseigner. Evidemment, si c’est trop technique, nos collègues ingénieurs sont là aussi ! Avez-vous d’autres questions sur ce moteur ?
- Pas pour l’instant, merci. Je lirais les documents que vous m’avez donnés. »
Yvan, qui était aussi surpris par la compétence que par la simplicité de Christina, se demanda ce qu’elle pouvait bien trouver comme satisfaction dans ce travail d’hôtesse. Comme elle allait faire sa pose au coin bar, elle lui proposa de terminer leur conversation autour d’un rafraîchissement.
« Et votre vrai travail, c’est quoi si je ne suis pas trop indiscret ?
- Je travaille pour l’industrie cosmétique, lui fit-elle, c’est un domaine où nous avons aussi à faire aux écologistes…
- C’est exact ! Vous le savez sûrement, des substances cancérigènes sont présentes dans de trop nombreux produits de beauté. Notre prochaine campagne de sensibilisation va d’ailleurs débuter un mois avant les fêtes. Mais dites-moi, Christina, qu’est-ce qu’une femme aussi instruite et compétente que vous peut bien faire dans cet endroit ?
- Oh je vois ! Vous devez penser que mon autre travail est correctement rémunéré et que je n’ai pas besoin de montrer mon décolleté pour payer mon loyer…
- C’est un raccourci, mais c’est un peu l’idée, oui.
- Eh bien disons que cela me plait, voilà tout !
- Vous aimez les moteurs, véhicules les hybrides ?
- Non, cher monsieur : j’aime me montrer. J’aime que l’on me regarde, vous comprenez ? »
Emotions contagieuses
Elle prit son verre et se dirigea vers un coin plus tranquille de la salle pour s’installer confortablement dans un des petits canapés design qui étaient disposés autour d’une grande table basse. Yvan l’avait accompagné sans s’en apercevoir et s’était assis à côté d’elle en réfléchissant à cette réponse incongrue.
« Oui je crois comprendre ce qui vous motive, répondit-il. Mais cette tenue que l’on vous fait porter, ça ne vous dérange pas ? »
Christina sourit en le fixant dans les yeux : « Non, bien au contraire. Je sais parfaitement que cet uniforme est provocant, et qu’il est uniquement fait pour attirer le regard des clients. Je fais partie des agents d’ambiance, comme disent les organisateurs. Mais je l’assume et je trouve même très plaisant d’être regardée, détaillée comme un objet. Et si vous voulez vraiment le savoir j’en suis même fière. La plupart des autres femmes envient notre beauté. Elles ne nous le disent pas souvent, mais je sais lire leurs regards.
- Vraiment, j’admets que je ne voyais pas cela comme ça. Vous m’excuserez mais j’imaginais plutôt que les hôtesses faisaient ce travail faute de mieux, simplement parce qu’elles ont un physique jeune et avantageux mais sans y prendre goût.
- Cessez donc de vous excuser... lui demanda t-elle avec une pointe d’ironie.
- Je pensais que la plupart faisaient ce job avec un certain dégoût d’elles-mêmes, vous voyez ?
- C’est le cas, pour quelques-unes. Mais il peut être valorisant au contraire, et vous seriez très surpris d’apprendre combien d’entre nous aimons notre travail. Pour moi, il est aussi très excitant. Savez-vous qu’il existe une sélection très sévère pour faire partie du team ? Plusieurs dizaines de filles se battent pour obtenir un seul de ces postes, et elles sont toutes très belles.
- Comment avez-vous été sélectionnée ?
- D’abord sur dossier, avec une photo en maillot de bain. Et ensuite en entretien. Je crois qu’ils m’ont retenue parce que je leur ai expliqué ce qui me plaisait vraiment dans ce métier : mes tendances exhibitionnistes, si vous voyez ce que je veux dire, précisa t-elle en murmurant.
- Vous leur avez vraiment dit ça ? Fit-il, stupéfait.
- Indirectement, oui. Je leur ai raconté que j’avais toujours aimé faire des photos un peu déshabillées, surtout avec mes petits amis. Le recruteur m’a tout de suite très bien comprise. Il a saisi que je trouvais un vrai plaisir à montrer mon corps. Et ça a marché !
Yvan remarquait qu’en prononçant ces mots, la belle effrontée semblait se troubler. Ses grands yeux clairs s’étaient mis à briller et le timbre de sa voix était devenu un peu plus grave. Visiblement l’émotion l’envahissait mais elle ne semblait pas embarrassée par cette légère montée d’adrénaline. Au contraire, la miss n’avait pas plus de problème à exposer ses émotions qu’à montrer ses charmes. Il lui devenait cependant difficile de rester indifférent à une telle manifestation de sincérité et d’impudeur. C’est à cet instant qu’il sentit un premier afflux sanguin envahir ses couilles et venir une fraction de seconde plus tard réchauffer sa hampe. Les émotions sont contagieuses et se propagent parfois à une vitesse surprenante.
- Vous êtes en effet très agréable à regarder mademoiselle, et c’est aussi un grand plaisir de discuter avec vous, mais je ne voudrais pas vous retenir trop longtemps. Vous devez sans doute rejoindre votre équipe.
- J’ai encore une trentaine de minutes, fit Christina en regardant la pendule. C’est ma grande pose. Qu’allez-vous faire maintenant ?
- Je crois que je vais assister à la conférence de Ronan Herbert.
- Herbert, le concepteur des voitures volantes ?
- Oui c’est bien ça.
- Croyez-vous que nous en verrons bientôt ? Fit-elle mine de s’intéresser en se levant tranquillement.
- Certains modèles fonctionnent déjà, mais c’est expérimental.
- Quel dommage… j’allais vous proposer de m’accompagner encore un petit moment. Je dois aller au camion pour prendre mon déjeuner.
Moteurs, puissance et filles faciles
Yvan qui n’avait pas l’habitude de s’égarer en suivant de jolies filles eut un instant d’hésitation. Un instant seulement. Ses yeux s’étaient égarés sur un détail de la peau de la jambe droite de Christina. Un de ces détails insignifiants qui passent inaperçus sur n’importe quelle fille, et qui deviennent tout à coup sublimes sur une fille comme elle. Il avait remarqué trois petits points qui formaient un triangle juste au creux de sa cuisse.
- Alors, vous venez avec moi ou vous me laissez toute seule ? Insista t-elle avec son plus charmant sourire.
La conversation avec Christina était plus agréable, mais fallait-il vraiment qu’il l’accompagne pendant sa pose déjeuner ?
- Venez, il y aura quelque chose pour vous aussi, si vous avez faim.
Par galanterie ou par crainte de froisser une interlocutrice aussi avenante, il accepta.
- Et bien d’accord mademoiselle, ce sera un plaisir mais ne vous inquiétez pas pour mon repas, je…
- …Vous être vraiment gentil d’accepter ! J’adore discuter avec vous.
Elle l’invita à passer par la porte de service et ils arrivèrent directement sur le parking des exposants où de gros camions aménagés aux couleurs des constructeurs étaient garés. D’un doigt verni fièrement tendu en avant elle lui indiqua : « C’est celui-là ! On peut venir se reposer ici. C’est très confortable, vous allez voir. »
Ils entrèrent dans l’énorme semi-remorque qui ressemblait plus à un palace roulant qu’à un mobil-home. En franchissant derrière son hôtesse les deux marches qui permettaient de monter par l’arrière du véhicule, Yvan eut soudain l’impression de se retrouver dans une scène d’un mauvais film américain dont les ingrédients auraient pu être : moteurs, puissance et filles faciles. Il réalisa en fermant la porte derrière lui que son slip devait maintenant être déformé depuis cinq bonnes minutes et que cela finirait par se voir. Christina se retourna et le pria de se mettre à l’aise. Elle l’incita à se servir à sa faim en lui montrant buffet réfrigéré et lui proposant un verre de vin.
- C’est très bien aménagé, remarqua t-il.
- Oui, ils prennent soin de nous, c’est important pour le moral de l’équipe. Tenez, goûtez ça aussi, le cuisto nous les a préparés ce matin, ils sont exquis. Voulez-vous encore à boire ?
- Il est bien difficile de résister avec vous…
- Je n’ai pas l’impression que vous cherchiez à résister non plus !
- C’est un petit peu vrai, avoua Yvan sur le même ton faussement détaché.
Elle passa derrière lui pour tourner le verrou de la porte puis s’approcha de son dos et se colla doucement à lui. Elle mit ses bras autour de son torse comme pour l’emprisonner puis glissa sa main droite lentement vers son entrejambe. « Tu as besoin de décompresser un peu on dirait » fit-elle en s’adressant directement à la bite tendue que sa main venait de rencontrer. Sa main gauche trouva aisément le cran de sa ceinture et le bouton du pantalon. Elle plongea les deux mains dans le slip de son invité. « Oh ! Quel joli membre, s’exclama t-elle. Voulez-vous me le prêter un peu pour jouer ? »
- Je crois que je vais être en retard à la conférence, mademoiselle, fit Yvan la bouche encore à moitié pleine.
- Vous trouverez certainement un résumé quelque part, ne soyez pas si inquiet… lui répliqua t-elle en faisant tomber son pantalon à ses pieds.
Serrée derrière lui, Christina ondulait doucement, frottait ses seins contre ses omoplates, glissant ses jambes entre les siennes, baladait ses mains contre sa bite, son ventre et son torse, penchait sa tête pour goûter son cou de sa bouche humide. Ses gestes délicats et envoûtants augmentaient sérieusement l’excitation d’Yvan et il sentait qu’il n’allait plus pouvoir rester calme très longtemps. Elle lui retira sa chemise et lui fit face sans cesser de se frotter à lui par tous les moyens que son corps souple lui permettaient.
- Eh bien ? Qu’attends-tu pour me déshabiller, toi aussi ?
Rendre les hommes heureux
Yvan répondit d’un long regard qui semblait lui dire combien il aimait son insolence, puis il tira d’un coup sec le lien qui maintenait son top. Il y eut un léger craquement de couture. Le tissu glissa et découvrit ses seins. Elle fit quelques mouvements du bassin pour aider à le faire tomber. Puis Yvan agrippa son short et le baissa brutalement. En se penchant, il eut sa chatte à la hauteur des yeux. Une chatte superbe, légèrement bombée, épilée avec le plus grand soin. Il perçut distinctement son odeur. Un mélange de chimie textile, de sécrétions intimes et de produits corporels parfumés. Il la contempla comme un fidèle se recueille avant d’entrer dans un temple, ferma les yeux quelques secondes et inspira profondément. Il approcha son index et son majeur tendus de son sexe et lui enfila les deux doigts bien profondément, histoire de voir si ça pouvait la calmer un peu. Christina eut, lui sembla t-il, le souffle légèrement coupé et poussa un petit cri de surprise qu’il trouva délicieux. Il fit quelques mouvements en va-et-vient pour lui donner du plaisir. Elle écarta un peu les genoux en gémissant. Très vite ses deux doigts ne lui suffisaient plus. Elle miaula que c’était bon, qu’elle adorait ça, qu’elle avait besoin d’être baisée et qu’il fallait qu’il lui mette. Elle se mit à terre, le cul relevé en l’air pour qu’il la prenne sans attendre. Il pointa sa queue entre ses cuisses. Il n’eut aucune difficulté à la pénétrer. Il l’enfonça aussi profondément qu’il put. D’un seul geste. « Un pur moment de bonheur » se dit-il. Le vagin souple et humide de Christina semblait avoir été conçu pour rendre les hommes heureux. Elle creusa ses reins après quelques mouvements plutôt brutaux d’Yvan. Elle semblait vivement apprécier l’état passablement bestial dans lequel, à force de provocations, elle avait fini par le pousser. Lui savait qu’en ces circonstances, il aurait intérêt à prendre quelques distances avec ce qu’il ressentait. En quelques minutes, il eut l’impression que sa queue allait exploser. Il fallait qu’il se calme, mais la belle ne l’entendait pas de cette oreille. Du bassin et du ventre elle réclamait des coups de bite de plus en plus forts et de plus en plus profonds. Yvan comprit qu’il ne pourrait continuer à donner de grands plaisirs à cette petite furie s’il ne maîtrisait pas mieux ses mouvements. Il fallait qu’il maintienne ses hanches afin de la besogner moins vite et moins fort, et surtout en suivant d’autres axes. Il commença à faire frotter le bout de sa bite sur les parois latérales de son vagin, tantôt à droite, tantôt à gauche. Il se rehaussa un peu pour provoquer de nouvelles sensations et atteindre des zones inexplorées, modifia le rythme se ses assauts, guettant les réactions de sa cavalière impatiente et fougueuse. Il remarqua qu’elle appréciait particulièrement ses frottements latéraux. Il réitéra donc longuement ses caresses intérieures tout en conservant la maîtrise de ses manœuvres. Il n’était plus à la merci des emportements lubriques de sa délicieuse baiseuse, mais pouvait à son gré, quelques instants encore se livrer à l’exploration en règle des zones sensibles de son con élastique. Du moins le croyait-il.
Les variations des sensations avaient eu pour effet de l’électriser encore plus. Elle réclama qu’il lui défonce le cul tout en joignant le geste à la parole. Elle posa ses deux mains à plat sur ses fesses et les écarta pour lui montrer sa raie et son cul déjà entr’ouvert. Yvan sentit son excitation décupler. Il avait toujours considéré cette pénétration comme un cadeau de la part des femmes qui lui avaient fait l’honneur de lui présenter leurs culs. Elle semblait pressée. Ce n’était pas dans ses habitudes de baiser aussi vite, mais Yvan y trouva une satisfaction inattendue. La plupart des femmes qu’il avait rencontrées adoraient qu’on les prépare, qu’on les excite progressivement et qu’on les prenne ensuite longuement jusqu’à la montée de leur orgasme. Rares avait été celles qui avaient réclamé une pénétration aussi directe, aussi triviale. Ce jour là Christina n’avait envie que de ça. Qu’on la baise très fort et qu’on lui défonce le cul. Il comprenait très bien que cela pouvait lui plaire, alors sans cesser de la baiser régulièrement, il enfonça doucement un pouce dans son anus humide de transpiration et le fit bouger un peu. Les chairs de Christina s’écartaient facilement. Ce cul lui semblait terriblement accueillant. « Viens, sodomise-moi ! Viens vite, prends ton pied, réclama t-elle dans un sanglot.
- Tu n’as pas peur que je te blesse ?
- Non, prends-moi de toutes tes forces, je veux que tu jouisses de moi. Je t’attends ! Baise-moi comme une salope, comme une pute. Vas-y, profites en, tu peux me faire mal. »
Elle écarta son cul de nouveau. Yvan dirigea sa pine couverte de mouille sur l’œillet impatient de Christina. Il appuya un peu pour la pénétrer. Elle s’ouvrait doucement. Elle émit un long râle paisible semblable à celui d’un félin. Il ferma les yeux en savourant le plaisir qu’il ressentait à s’enfoncer entre ces fesses sublimes et offertes. Sans bouger, il lui laissa l’initiative pour que la position lui convienne parfaitement. Bien vite, sa queue se retrouva entièrement logée. Elle demanda encore qu’il lui baise le cul, qu’il fasse d’elle son objet de plaisir et surtout de ne plus se retenir. Yvan lui murmura qu’elle était devenue totalement cinglée, et qu’il l’adorait pour ça. Il la laboura à un rythme progressif sans jamais s’arrêter, sans faiblir, sans retour en arrière. Il la prit jusqu’à oublier ce qu’il faisait, jusqu’à perdre son souffle. Tantôt cambrée suppliant qu’il ne s’arrête jamais, tantôt affalée, les chairs en feu, réclamant grâce, la belle criait en se cassant la voix. Yvan réalisa qu’il aurait pu devenir un tortionnaire de rêve pour cette créature déchaînée qui semblait ne se vouer qu’au bonheur des hommes. Il en fut profondément ému et c’est peut-être pour cela qu’il commença à sentir qu’il allait jouir. Il se recula pour quitter le fourreau accueillant de sa belle et lui indiqua que son jus allait bientôt couler. Christina tomba sur le côté épuisée par trop de jouissance, attira Yvan pour qu’il recouvre son corps de sa semence. Elle le fit jouir sur ses seins, sur son visage et sur son ventre.
En roucoulant sous les ultimes caresses de son amant, son esprit vagabondait dans d’autres sphères. Elle éprouvait toujours une émotion particulière à sentir du sperme sur sa peau, une émotion presque poétique. Elle aimait dire à quelques-unes de ses amies et surtout à certaines de ses collègues de travail que c’était le plus parfait des cosmétiques. Il lui procurait la plus merveilleuse des émotions car c’était un vrai signe d’amour physique. Aucune crème de jour ni aucun soin corporel ne pourrait l’égaler. Certaines étaient totalement d’accord avec son point de vue mais elle n’avait pas encore soumis ses idées aux décideurs de la firme qui l’employait. Elle se disait parfois qu’il y avait certainement une idée à développer. Une ligne de produits déclinée sur un concept comme « Semence précieuse, le soin qui vous aime. »
Un doute subsistait
Christina se releva lentement et Yvan se pencha pour l’embrasser tendrement. Il leur restait tout juste quelques minutes pour se doucher et rejoindre l’espace d’expo. En se rhabillant, elle se tourna vers lui pour le remercier : « C’était vraiment sympa de faire la pose avec toi. J’espère qu’on se reverra.
- Oui, pourquoi pas, fit-il. Tu habites dans la région ?
- Pas exactement, mais je passe souvent par ici pour les salons, et aussi pour mon autre travail. Notre siège est à tout près d’Orly. Je viens souvent pour voir mes responsables ou suivre les formations.
- Nous avons un appartement à Paris. T’ai-je dit que je m’appelais Yvan ?
- Non, maintenant c’est réparé, lui répondit-elle avec un large sourire. C’était écrit sur ton badge.
- Je suis quelquefois distrait. Je te laisse ma carte, n’hésite pas à me passer un petit coup de téléphone quand tu passeras la prochaine fois. J’apprécierais beaucoup de continuer à faire ta connaissance. »
En retrouvant le chemin de son appartement, Yvan n’était pas parvenu à ôter cette fille de son esprit. Il se demanda longuement si elle avait vraiment cherché à le séduire et comment elle avait provoqué leur rencontre. Il n’arrivait pas non plus à se résoudre à croire qu’elle avait passé ce moment avec lui pour des motifs strictement professionnels. Mais pouvait-il imaginer un instant qu’il lui plaisait ? Une spécialiste comme elle devait savoir maîtriser à la perfection les ficelles de la convivialité et de la séduction. Il ne fallait pas se faire d’illusions sur l’intérêt qu’elle pouvait lui porter. Peut-être bien qu’elle s’était totalement jouée de lui. A l’heure qu’il était, elle était probablement en train de plaisanter sur son compte avec une de ses collègues. Elle avait du jouer ce tour à des centaines de types comme lui. Il valait mieux l’oublier rapidement. Elle était trop belle pour lui.

© LD 04 2007
illustration : Posada