16 Métro polisson



Ce samedi là, en fin d'après-midi, à l'heure où la ville grondait, après avoir passé un long moment entre la curiosité de lire la pile de journaux de la semaine qu'il n'avait pas eu le temps d'ouvrir, l'envie de mettre de l'ordre sur son bureau et le désir de proposer quelque chose à Kate pour terminer la journée d'une manière agréable, Yvan s'était finalement décidé à consulter les programmes de cinéma. Il avait hésité entre le dernier Almodovar et le nouveau Woody Allen. Parce que Kate adorait Woody. Mais lui le trouvait trop répétitif. Finalement ils réussirent à s'entendre sur le Lynch, et tant pis si une fois encore, ils en sortent déboussolés pour un bon moment.

Un peu transparent
Kate avait passé la moitié de l'après-midi dans les boutiques du quartier. Elle connaissait de nombreuses vendeuses et allait de temps en temps leur rendre une visite amicale, même quand elle n'avait besoin de rien. Cette fois-ci, elle était tout de même revenue avec un nouveau chemisier blanc Anne Fontaine, particulièrement élégant et totalement indémodable (en tout cas c'est ce qu'avait dit Bérénice et on pouvait faire confiance à Bérénice). En arrivant, elle s'était empressée de montrer à son homme comme il lui allait bien. « Bon... un peu transparent, mais tellement élégant ! » Il lui suggéra de changer de soutien-gorge pour atténuer l'effet provocant de ses dessous bordés de dentelles rouges. Elle reconnut qu'il avait raison et s'amusa à lui faire choisir les dessous qu'il aimerait la voir porter avec ce chemisier. Dans son tiroir il se pencha attentivement. Il distingua le bustier satiné couleur crème, les soutien-gorges blancs Calvin Klein invisibles, et deux coordonnés de dentelles. Il eut un peu de mal à lui indiquer sa préférence.
« On essaie avec les dentelles, pour voir ? », lui fit il.
Il l'aida en déboutonnant délicatement le chemisier, puis dégrafa le soutien-gorge qu'elle portait en faisant durer un peu le plaisir et en s'amusant à effleurer la peau de son dos d'un geste légèrement trop lent. Elle fit comme si elle n'avait rien remarqué mais lorsqu'il ajusta les bonnets sur la chair sensible de ses seins, le frottement délicatement abrasif des dentelles provoquèrent une réaction incontrôlable. Elle sentit sa poitrine durcir un peu. Yvan l'aida à passer le chemisier en se mettant derrière elle et l'attira vers le miroir. Le vêtement était parfaitement ajusté à sa taille. Le délicat voile de coton savamment taillé épousait à merveille ses courbes et ses rondeurs, et l'on distinguait en partie les dessins des dentelles qu'elle portait par dessous.
« Superbe, tu es tout simplement superbe, lui fit-il en caressant doucement ses hanches, mais si tu sors comme ça... il ne faut pas que je te quitte de l’œil !
- Tu crois ? répondit-elle en le dévisageant d'un air de défi.
- Ce sont ces arabesques et ces broderies qui attirent le regard... Voudrais-tu aussi essayer le bustier ? J’aimerais me rendre compte… »
Elle acquiesça avec une pointe de regret, mais elle voyait d'autres avantages à porter un sous-vêtement un peu moins contraignant. Lorsqu'elle fit glisser l'étoffe fluide sur son corps, elle eut une douce sensation de légèreté et de liberté.
« C'est plus sobre comme ça, fit-il, c'est plus discret... et s’il me venait l’idée de te caresser les seins, je les sentirai beaucoup mieux.
- Ah oui ? répondit-elle faussement indifférente. Et je garde mon jean ou je mets une jupe ?
- Ce jean avec le chemisier blanc, je trouve que c'est vraiment parfait. »

Au même instant, à quatre-cent kilomètres de là, Philip imaginait un nouveau supplice sensuel à faire subir à Kate et s’apprêtait à lui envoyer un message. En rejoignant la station de métro, Kate eut de nouveaux frissons d'excitation. Ils venaient encore de ses seins. D'habitude, elle n'était pas si sensible en sentant le léger frottement du tissu sur ses pointes. Sans doute que les attentions et les gestes équivoques d'Yvan devant le miroir y étaient pour quelque chose. Elle avait voulu le provoquer un peu en lui demandant de choisir sa tenue, mais c'était elle qui se sentait maintenant émoustillée.

Heure de pointe
En plus ils allaient s’engouffrer dans le métro à une heure de forte affluence. Elle devinait déjà qu’il jouerait de cette situation pour la caresser en toute impunité. Elle se prépara donc à répliquer comme il se doit à ses avances inconvenantes. Lorsqu’ils se glissèrent dans la rame bondée et malodorante, il la précéda pour tenter de trouver un espace vital suffisant. Mais son effort était vain et il dut l’attraper par la taille pour qu’elle laisse la porte automatique se refermer. Ils se retrouvèrent collés l’un à l’autre face à face sans pouvoir changer de position à cause de la pression des autres passagers. Kate sentait tout son corps pressé contre celui de son homme. Les secousses se répercutaient entre leurs cuisses, leurs ventres et leurs poitrines. A l’arrêt suivant, ils réussirent à se déplacer de quelques pas sur le côté afin de ne plus entraver le passage de ceux qui montaient et descendaient du wagon. Le tangage et le roulis de la rame eurent raison de leur équilibre précaire et ils furent précipités l’un contre l’autre à plusieurs reprises. Quand Yvan remarqua les deux formes pointues qui déformaient outrageusement le chemisier de sa femme, il feignit de n’avoir rien remarqué. Oui vraiment il avait fait le bon choix en lui demandant d’enfiler ce bustier ultra léger en dessous. « A l’occasion, il faudra même songer à lui demander de porter ce chemisier à même la peau » nota t-il. Pour achever de la troubler il profita du mouvement de son voisin pour se glisser derrière elle et l’exposer directement aux regards du bel athlète qui se trouvait en face d’elle. La manœuvre eut un premier effet sur l’afflux sanguin d’Yvan, qui se surprit lui-même de cette émotion. Il sentit soudain son rythme cardiaque accélérer, la température de son front augmenter, et sa bite commencer à durcir. Le sportif en débardeur fixa immédiatement la poitrine tendue et provocante de Kate et lui adressa un sourire aussi dévastateur que carnassier. Kate recula légèrement, comme soufflée par son affront, et détecta contre ses fesses le sexe ferme de son homme. Elle sentit une excitation descendre rapidement dans son estomac, dans ses ovaires, et remonter entre ses reins pour pomper directement toute l’énergie qu’elle avait dans les jambes. Elle eut à peine la force de retenir un toussotement en sentant sa gorge s’assécher. Yvan la poussa encore un peu plus en avant pour la coller fermement contre le type musclé. Prise au piège, elle n’avait plus aucune possibilité de résistance ou de manœuvre. Le sportif (qui semblait avoir compris le jeu d’Yvan) d’un geste très discret de la main vint effleurer ses mamelons du bout des doigts. Le geste se répéta doucement jusqu’à la station suivante. Les gros doigts du jeune homme frôlaient ses tétons de haut en bas avec une régularité si parfaitement calculée que les sensations irradiaient tout le volume de ses seins. Elle n’osait plus bouger de peur de se faire remarquer. Elle avait l’impression d’être observée par tous les voyageurs du wagon. Dans son cerveau ses idées se bousculaient et elle fut prise d’un début de panique. Derrière elle, Yvan faisait varier la pression de sa bite contre son jean moulant au gré des flux et des reflux de la marée humaine. Sa culotte était en train de s’inonder délicieusement. Elle se mit à espérer que le costaud descende de la rame le plus tôt possible tellement elle se sentait lubrique et honteuse de se laisser frotter entre deux hommes au milieu d’un métro. Mais l’athlète ne bougeait pas. Elle fit ce qu’elle put pour masquer ses émotions, se mit à regarder ailleurs, à lire les consignes de sécurité, à décrypter les publicités, à essayer de penser à autre chose, mais rien n’y faisait. La rame avait redémarré. Et il restait quatre arrêts à parcourir. Le costaud s'enhardit et commença à pincer légèrement ses pointes : elle prit comme une décharge électrique dans tout le haut du corps, jusque dans l'arrière du cou. Elle aurait voulu se retourner. Elle aurait voulu s'enfuir et disparaître tellement la situation lui semblait inacceptable. Mais sa volonté ne pesait pas lourd en face de son plaisir, ce plaisir et cette chaleur qui ordonnaient à tout son corps de continuer à se faire toucher comme une fille facile au milieu de ce wagon fétide et surchargé. « Quel goujat, se dit-elle, si je le laisse continuer, il serait capable de mettre la main dans ma culotte. Yvan, je t'en prie, arrête-le ! » Mais Yvan comptait bien lui aussi lui faire subir cette odieuse épreuve jusqu'à leur arrêt. Il se mit même à songer qu'avec un peu de chance, le beau costaud les accompagnerait au cinéma. A ses effleurements avaient succédé des pressions plus larges de la paume de la main, des englobements plus voluptueux qui avaient permis à Kate de retrouver une tension nerveuse un peu plus supportable. La durée de ce semblant de répit avait été courte. A présent il lui triturait les seins sans vergogne, en froissant sévèrement le tissu de son chemisier. Et il pouvait se permettre de la tripoter comme il voulait : un voyageur en transit masquait ses gestes au reste de la foule avec son énorme sac à dos. Elle n'avait plus qu'à se résoudre à patienter encore deux arrêts pour échapper à ces tripotages. C'est à cet instant qu'elle sentit la main d'Yvan se faufiler jusqu'à son entrejambe et un de ses doigts venir gratter le tissu de son jean à l'emplacement exact de son clitoris. Cette fois, c'en était trop. Elle renversa la tête en avant, en fermant les yeux et se mordant la lèvre inférieure. Une onde chaleur irrigua sa chatte à la manière d'un ouragan. Un rictus de bonheur déforma brièvement les jolis traits son visage. Elle sentit sa poitrine se gonfler sous le soulèvement d'un spasme. Puis elle eut un bref bourdonnement dans les oreilles. En arrivant au dernier arrêt, elle avait abandonné toute forme de pudeur et se sentait seulement prête à se faire trousser n’importe où par n’importe qui et aussi rapidement que possible.

Chamailleries et remerciements

Yvan la prit par la main et la dirigea vers l'escalier roulant au bout du quai. A l'air libre elle commença à retrouver sa lucidité. Ils arrivèrent rapidement dans la salle de cinéma. Elle put enfin s'asseoir. La lumière s'éteignit et ils échangèrent quelques mots sur un ton faussement chamailleur à propos de ce qui venait de se passer. Yvan était tout à fait conscient que Kate avait trouvé la situation aussi incongrue qu'excitante, mais il était loin d’imaginer qu’elle avait perdu la tête à ce point là. Il s'attendait donc à quelques remontrances simulées de sa part qui ne seraient qu'une manière indirecte de le remercier de ce moment insolite. Tous deux aimaient ce genre de petits jeux, cette forme de pudeur qui leur faisait préférer une fausse chamaillerie à un pâle remerciement, et chacun considérait cette habitude comme une marque de complicité.
La musique de fond s'arrêta et l'écran s'illumina. Elle s'enfonça un peu dans son siège. Comme à chaque fois qu’ils regardaient les publicités, ils éclatèrent de rire à plusieurs reprises. En général ils étaient les seuls à les trouver drôles et il n’était pas rare que leurs voisins les prennent pour des hurluberlus ou des débiles légers, ce qui bien entendu avait pour conséquence de les faire rire de plus belle. Ils riaient de bon cœur sous l’effet de surprise des publicités parce qu’ils n’avaient plus de télévision chez eux depuis longtemps. Ils découvraient donc les publicités malgré eux quand ils allaient au cinéma. Et alors que la plupart des autres spectateurs attendaient le film et semblaient juger les spots publicitaires comme une pure perte de temps, eux les attendaient toujours avec une certaine gourmandise et les prenaient comme une partie du spectacle. Quand les spots étaient ingénieux ou drôles, ils s’en amusaient comme des enfants. Quand ils étaient ridicules, grossiers ou ennuyeux, ils s’en moquaient ouvertement.

Kate pensa à éteindre son téléphone avant le commencement du film et le chercha dans son petit sac. Elle vit qu’un message lui était adressé. Elle regarda discrètement et lut : « Puisque vous aimez m’offrir votre postérieur, avant de vous endormir vous y enfoncerez deux doigts en pensant à moi. Recevez mes hommages. P. »
La main tremblante, elle arrêta son appareil et l’enfourna au fond de son sac. L’obscurité masquait la rougeur de son visage. Elle se sentit si troublée qu’elle éprouva un besoin de se rassurer et de se rapprocher de son mari. Le film avait commencé mais elle ne parvenait pas encore à suivre les images qui brillaient sur l’écran. Yvan brièvement jetait des petits coups d’œil dans sa direction. Il avait deviné que son trouble était loin d’être dissipé après la sortie du métro. Kate agitait une main nerveuse sur la jambe de son homme sans avoir l’air de s’en rendre compte. Elle tentait de se détendre en respirant profondément. Elle réussit à se sentir un peu plus apaisée. Yvan avait l’air de s’intéresser au film mais elle éprouva un besoin si grand de retrouver ses forces qu’elle ferma ses paupières pour ne plus suivre l’histoire qu’au moyen du son des dialogues et de la musique en longues notes inquiétantes et hypnotiques de Badalamenti. Elle se laissa bercer un long moment en posant sa tête sur l’épaule d’Yvan. Cette position confortable lui permettait d’être au contact de son odeur, de sa chaleur et de ses battements de cœur. Elle sombra rapidement dans le sommeil. Dans un rêve elle vit une femme blonde, qui avait la voix de l’actrice du film. Elle était dans un train qui filait rapidement à travers les tunnels en direction de l’Italie. La femme avait une attitude provocante et se penchait en montrant ses seins au passager qui se trouvait en face d’elle et qui la regardait avec envie. Le passager avait le visage de Philip.

Juste un rêve

Kate se réveilla en sueur, le cœur affolé. « Où suis-je ? » demanda t-elle en rouvrant les yeux. Elle sentit qu’elle avait mal ou cou en tentant de se redresser. Yvan lui caressa les cheveux et lui adressa comme à une enfant quelques mots pour la tranquilliser. « Je suis là, tu as juste fait un rêve… »
Elle cligna des yeux et frotta le bord de ses paupières.
« J’ai l’impression que tu as manqué un petit morceau du film ma chérie… » ajouta t-il.
- Oh, Oohh… fit elle longuement en baillant, j’ai eu un sacré coup de pompe. Est-ce que j’ai tout raté ?
- Non, disons une bonne moitié…
- J’ai fait un drôle de rêve…
- Chttt… ! l’interrompit Yvan, tu me raconteras tout ça plus tard. On va enfin savoir si…
- Hein ?
- Non rien… chut !

Certes, Kate avait raté la moitié du film, mais à présent elle était en grande forme. Elle savourait tout les bienfaits de sa sieste en essayant de comprendre quelques bribes de dialogues entre les personnages. Puisque ses efforts étaient vains, elle décida de s’amuser avec son homme comme il s’était joué d’elle pendant le voyage. Après tout, il méritait bien une revanche. Tranquillement elle caressa le ventre de son homme, puis dégrafa un bouton de sa chemise pour aller au contact direct de sa peau. Doucement elle effleura son épiderme sensible sur les côtés et autour de son nombril. Il fut un peu surpris mais la laissa continuer sans résister. Ensuite, elle déboutonna son pantalon pour saisir délicatement son sexe à travers son slip. Elle connaissait sa réceptivité aux caresses qu’elle lui infligeait parfois au travers du coton élasthanne moulant de ses boxers. Elle mourait d’envie de sentir le contact direct de sa peau mais elle voulait lui rendre la monnaie de sa pièce. Elle avait été surchauffée et surexcitée par ses manœuvres… il allait devoir payer à son tour. A travers le sous-vêtement, son pouce vint chatouiller son gland déjà volumineux. Ses gestes minuscules mais parfaitement ciblés ne tardèrent pas à provoquer les premiers signes extérieurs de troubles chez son homme.

Il chercha une position un peu plus confortable à cause de la pression qu’il ressentait dans les testicules. Il aurait voulu quitter son pantalon, ou au moins le baisser, mais rien ne lui aurait permis de cacher son état débraillé s’ils avaient été surpris par leurs voisins. Kate sentit que le tissu était devenu humide à l’endroit précis où son pouce allait et venait. Elle imaginait lorsqu’elle exécutait ce geste que son homme devait ressentir ce délicieux mélange de douceur et de brûlure qu’elle connaissait lorsqu’elle caressait son clitoris d’un ou deux doigts insuffisamment humides. Elle savait qu’Yvan ne supporterait pas indéfiniment ce petit massage parce qu’il pouvait devenir douloureux. Mais Kate préférait guetter ses signes d’impatience et continuer jusqu’à ce qu’il atteigne ses limites. Le gland lui semblait prêt à exploser à tout moment. Elle sentait qu’il était dur et chaud. Allait-elle parvenir à le faire jouir de cette seule caresse du bout des doigts ? Il lui faudrait certainement un élément de surprise supplémentaire pour cela ; un élément déclencheur, un détonateur en quelque sorte. « Maintenant qu’il est à point se dit-elle, j’ai bien envie de l’achever. »

Mais Yvan qui semblait avoir lu dans ses pensées se tourna vers elle et lui montra qu’il voulait lui aussi la toucher. Elle repoussa lentement sa main et s’accroupit discrètement entre les deux rangées de sièges pour se placer entre ses jambes. Elle dut interrompre ses caresses pour tirer sur le pantalon et descendre le sous-vêtement d’Yvan. Puis elle approcha sa bouche de ses couilles soudain libérées pour les cajoler, les embrasser, les lécher un peu, et finalement les gober tour à tour avec la plus grande douceur. De ses deux doigts, elle réitéra ses caresses diaboliques sur la pointe de son gland devenu turgescent. Elle n’arrêterait le mouvement qu’au moment où elle sentirait les prémices des contractions rédemptrices frémir dans les boules qu’elle chahutait joyeusement. Yvan jouit en silence, profondément et puissamment. La douce brûlure à l’extrémité de sa pine devenait félicité, bonheur, lumière. Les doigts de fée de Kate avaient provoqué des merveilles. Il éjacula sur sa chemise, sur le fauteuil et sur les mains de sa délicieuse branleuse. Dans un soulagement de rêve, il aurait aimé arroser toute la salle et même l’écran tant son plaisir était complet. Kate qui l’observait en souriant grâce aux reflets de lumière de l’écran se léchait goulûment la main en attendant qu’il donne les premiers signes d’apaisement. Puis elle enfonça entièrement son sexe provocant et majestueux dans sa bouche, comme pour le féliciter et le calmer. Elle le garda quelques instants entre sa langue et son palais pour en ressentir tout le volume le goût et la chaleur. Lentement, le membre perdait son volume et laissait s’écouler les dernières gouttes de ses précieux nectars. Yvan lui fit un geste du bras pour lui indiquer que le film était sur le point de se terminer. Il eut tout juste le temps de remonter son pantalon, les lumières de la salle les éblouirent violemment.

Idées d’un soir

A cet instant dans l’esprit de Kate, germa une première idée, puis une deuxième. D’abord elle trouva l’utilisation qu’elle souhaitait faire du magnifique carnet que Nausicaa lui avait offert. Elle l’utiliserait comme recueil de pensées bienveillantes et amoureuses et elle le partagerait avec Yvan. L’idée du journal à quatre mains leur avait effleuré l’esprit par le passé, mais elle ne convenait pas à leur façon de communiquer. Le concept du recueil lui semblait offrir toute la liberté dont chacun aimait disposer.
L’autre idée qui lui vint en se relevant d’entre les genoux de son bienheureux mari était bien plus audacieuse, et révélait les aspects les plus malicieux de sa personnalité : elle eut envie de raconter à Philip ce qu’elle avait vécu dans le métro. Elle se dit qu’il apprécierait sûrement cette petite confidence en marque de complicité, et qu’ainsi il la connaîtrait un peu mieux.

Ce soir là, en prenant sa douche, Kate pensa à s’enfoncer deux doigts entre les fesses, comme Philip le lui avait demandé. Après s’être séchée, elle se parfuma pour Yvan avant de le rejoindre et elle réalisa qu’elle avait eu une pensée pour ses deux hommes le plus naturellement du monde...


© LD 02 2007

illustration : Steve Hanks

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