7 Apothéose au Harem


Kate devenue complice de la sulfureuse Barbara qui avait aisément convaincu Oscar de se mettre au service de ses ardents désirs. Elle lui avait expliqué très simplement en quoi consistait le contrat qu’elle venait de passer avec sa compagne. Oscar lui avait répondu d’une voix étonnamment douce et profonde qu’il était venu ici après une semaine d’abstinence sexuelle et qu’il serait ravi de rompre son jeûne avec elle si tel était le souhait de sa maîtresse Barbara. Il lui avait confirmé que Miel et Adeline, les deux nymphes novices et déchaînées âgées de dix-neuf ans qui les accompagnaient s’occupaient prioritairement de le maintenir en état de prendre n’importe quelle femme quand Barbara le déciderait.

Depuis qu’elle était entrée au Harem avec Yvan et leurs deux amis, Kate avait eu le loisir de se délecter d’un somptueux buffet et des multiples agréments qui l’entouraient. Elle désirait ardemment faire l’amour et se retrouver clouée sur un nuage par un partenaire talentueux. Son désir était devenu si violent qu’elle se sentait prête à tout.

Ardent désir

Avec Barbara elles avaient amené Oscar et Yvan dans le petit salon qui jouxtait le bar de le grand jacuzzi. L’endroit était parfait. C’était un vrai décor de conte de fée. Kate s’était imaginée dans une page des mille et une nuits. Les tentures lourdes, les encens, l’éclairage tamisé rougeoyant des nombreuses bougies et les coussins de velours moelleux offraient l’écrin idéal à leurs langoureux ébats. Yvan avait été savamment caressé par Barbara et Adeline. Il avait découvert avec la plus grande joie la surprenante habileté de leurs douceurs envoûtantes. Après avoir été dérouté et quelque peu perturbé par la fait d’avoir confondu les baisers et les attouchements de sa femme avec ceux de Barbara, il avait aiguisé ses sens à un niveau jamais atteint jusque là. Sous chaque geste chaque caresse que les femmes lui prodiguaient il avait eu l’étrange impression de redécouvrir les plaisirs du toucher. Il s’était retrouvé dans un état qui lui avait rappelé ses premières fois avec les filles. Il s’était souvenu qu’au début de son adolescence son corps était si sensible et si émotif en présence du sexe opposé qu’il avait souvent pensé qu’il était anormal. Jusqu’à seize ou dix-sept ans, il se sentait presque incapable de contrôler ses émotions quand il échangeait un baiser ou une simple caresse avec une petite amie. Il lui était parfois arrivé de trembler comme s’il avait été pris de fièvre. Plus tard cet état avait quelquefois resurgi en lui lorsqu’il s‘était retrouvé seul à seul avec une jeune femme qu’il désirait trop intensément. Sous les mains, les ongles et les bouches d’Adeline et Barbara, il avait eu l’impression que les terminaisons nerveuses qui régissaient ses zones les plus sensibles de sa peau étaient soudain comme dans un état d’incroyable éveil ou de soudain rajeunissement.

Certes Kate lui plaisait, s’était-il dit. Elle l’attirait physiquement. Clairement, il bandait dur pour elle. Ils avaient su ensemble créer une grande connivence sensuelle. Il suffisait qu’il lui effleure un peu la nuque pour sentir naître une érection. Bien sur, il suffisait qu’il la regarde d’une manière un peu équivoque pour qu’elle ressente un petit affolement au creux de l’estomac. C’est à cet endroit que commence l’excitation du corps d’une femme lui avait appris Kate. Pourtant, s’était-il dit en se laissant laper la bite par les langues des deux complices délurées, même s’ils avaient su entretenir la flamme de la passion physique comme peu de couples, il avait bien été obligé de reconnaître que les années l’avaient parfois remporté sur l’enthousiasme de leurs débuts.

Alors quand dans le petit salon berbère du Harem il avait laissé agir à leur guise l’entreprenante Adeline et l’incandescente Barbara dont il ne connaissait même pas les apparences, il avait senti en lui quelque chose comme la force d’un volcan qu’on réveille ou d’une source qui jaillit. Une force naturelle et puissante, une pulsation originelle, l’onde d’un big-bang venait d’être libérée.


Quelques miaulements

Les mots des deux femmes qui le désiraient avaient été rares. Elles n’avaient parlé qu’en prononçant quelques miaulements et de doux compliments pour qu’il parvienne à se donner entièrement à elles.

Adeline qui, pour cette soirée s’était mise au service de sa reine Barbara, n’avait manqué aucune occasion de l’encourager et de l’imiter dans les gestes érotiques qu’elle avait prodigué à Yvan. Quand l’émotion avait atteint le comble du supportable, les deux belles s’étaient retournées côte à côte en tendant leurs deux culs magnifiques à Yvan. En silence, chacune avait pris une de ses mains pour la nicher entre au contact de ses muqueuses incandescentes. Il avait alors pensé : « J’ai une chatte dans chaque main et je ne sais laquelle des deux est la plus excitée. » Malgré l’urgence évidente de la demande des deux tigresses, il avait pris un instant pour profiter et se souvenir de cette délicieuse sensation tactile. L’index et le majeur de sa main droite s’étaient repliés dans le con de Barbara tandis que son pouce avait appuyé sur l’œillet souple de son cul. De sa main gauche, il s’était attardé sur les lèvres douces et gonflées d’Adeline avant d’atteindre le bourrelet hypersensible de son bourgeon. Astreintes à l’immobilité, elles s’étaient regardées, un peu surprises par tant d’impudeur, et s’étaient embrassées comme pour partager le même délice que cet homme commençait à leur offrir.

Au moment de ce baiser plein de complicité féminine et de gourmandise, un étrange parfum venait d’envahir l’espace. Des effluves fleuris avaient traversé le salon. Deux serveurs et deux serveuses munis de paniers dispersaient à la volée des pétales odorants sur tous ceux qui se vouaient aux gestes de l’amour en chantant des vers de circonstance :

…que les roses envahissent l’atmosphère du jardin
que vos sens s’étourdissent au parfum du jasmin…

Le mélange qui associait la délicatesse de la rose à la puissance du jasmin avait été choisi par la maîtresse de la cérémonie pour évoquer les forces antagonistes de l’homme et de la femme.

Les sèves enivrantes

Juste à côté, Kate et Miel avaient préféré prolonger les délices du cunnilingus en se succédant sur la bouche experte d’Oscar. Elles ne s’étaient accordées aucun répit depuis qu’elles avaient installé le beau latino dans cet endroit douillet. Elles s’étaient arrangées pour que leurs entrejambes ne soient jamais laissés à l’abandon. Lorsque Kate se faisait laper du pubis au coccyx par la large langue brûlante d’Oscar, elle enfonçait la sienne dans les replis charnus et soyeux du minou de Miel. Après plusieurs échanges de positions, Kate s’était ingénié à trouver des nuances dans les liqueurs d’excitation de la succulente Miel. Au début, son con pourtant déjà excité par les manœuvres qu’elle avait exigées d’Oscar, exhalait un parfum d’herbe fraîche et de terre sous la pluie. Puis à mesure qu’elle avait été léchée et stimulée, le ventre de Miel avait produit une eau nouvelle. Oscars et Kate avaient pu se délecter d’un jus encore plus doux et plus sucré. Mais à se griser de coups de langues Kate s’était sentie basculer dans un trouble nouveau et elle avait cherché à explorer plus profondément le vagin enivrant de Miel pour en extraire les sucs les plus précieux et les plus secrets. Elle savait d’expérience qu’une femelle qui jouit fabrique des sèves inédites qui ont le pouvoir d’ensorceler le bienheureux ou la bienheureuse qui sait venir les recueillir. Quant Miel s’était cambrée pour la sixième ou septième fois, Kate avait goûté au jus le plus rare de son fruit. Son goût étrange lui avait rappelé la douceur salée des herbes grasses jadis respirées dans les sables de Bretagne. Elle en avait frémi de bonheur tant cette saveur l’avait transportée, saoulée, émue. Son trouble avait été perturbé par des râles qu’elle connaissait bien : ceux d’Yvan.

Escapades imaginaires

Son mari avait du cesser de comploter manuellement pour assouvir l'attachante Barbara d’une étreinte vigoureuse. Il l’avait besognée avec méthode et acharnement, sachant parfaitement que cette femme aussi diablement sensuelle qu’exigeante savait ce qu’elle voulait et ne se contenterait pas d’un menu express. Pour tenter d’endiguer l’excitation sexuelle surpuissante que l’aveuglement lui procurait, Yvan avait promené ses doigts sur les délicates broderies du corset de sa partenaire pour en deviner les motifs. Yvan avait souvent pris l’habitude de faire divaguer son esprit au moment où il sentait que la femme à qui il faisait l’amour était proche du plaisir suprême. Cela lui permettait de prolonger avantageusement l’étreinte sans trop faire augmenter sa propre excitation. Réalisant cela il s’était dit qu’il en parlerait à Kate pour savoir si elle aussi en faisant l’amour s’autorisait des escapades imaginaires. Il était persuadé que les femmes préféraient faire l’amour en fermant les yeux pour imaginer d’autres hommes et goûter aux sensations inattendues dont ils les gratifieraient. Il avait alors réalisé que ses doigts vagabonds venaient de reconnaître les contours d’un paon en position d’éventail.

Kate avait observé Barbara se faire laminer par son amour de mari. L’image inattendue d’Yvan, les yeux bandés, les doigts caressant doucement le précieux tissu du corset, travaillant inlassablement cette belle brune hyper sensuelle lui avait tant plu qu’elle avait eu envie de l’embrasser amoureusement.

Si l’atmosphère quelque peu cérémonielle du début de la soirée lui avait semblée retarder certains élans, elle avait fini par être persuadée en découvrant l’ardeur de son mari que chaque moment depuis qu’ils avaient franchi le portail de cet antre du plaisir les avait transporté au plus haut de ce qu’ils auraient pu espérer. L’excitation à la fois provoquée et contenue par les surprises de Diane et d’Alban semblaient avoir distillé dans l’esprit et le corps de chaque convive un puissant venin de folie.

Récompenser Oscar

Kate avait pris conscience de la magie exceptionnelle qui soufflait ce soir là au Harem. Elle s’était profondément sentie en confiance et s’était laissée aller à toutes les fantaisies que son instinct l’entraînait à réaliser. A partir de cet instant, son corps électrisé lui avait servi de boussole au milieu des nombreux couples enlacés que son regard percevait. En premier lieu, elle avait en envie de récompenser Oscar pour son dévouement et son sens du devoir auprès des femmes. Après sa longue abstinence il avait pu libérer son énergie en la pénétrant avec fougue. Elle savait qu’il était sujet à une tension sexuelle hors du commun. Alors, plutôt que de le faire languir trop longtemps, et de jouer avec son excitation, elle lui avait suggéré de se défouler, de se libérer avec passion.

« Viens mon beau mâle, ta Barbara t’a obligé à te retenir une longue semaine. Tu as dû penser au sexe à chaque instant tellement tu avais envie d’elle. Moi je suis toute à toi maintenant. »
Elle avait poursuivi son monologue intérieurement : « Les deux petites vicieuses t’ont fait bander à n’en plus finir. Moi je suis là pour que tu te lâches. Sens comme je suis douce et chaude, viens mon bel étalon, prends-moi juste en pensant à ton propre plaisir. Utilise-moi, possède-moi. Fais-toi jouir sans plus attendre. Oh comme tu es dur ! Sens comme je suis accueillante, comme je suis ouverte. Vas-y mon salaud, rentre plus profond, encore ! Mais ma parole je rêve. J’ai l’impression que ta queue enfle encore, qu’elle grossit à chaque coup que tu me donnes. Et tes couille, laisse-moi toucher ça… Tiens, mademoiselle Miel te les tripote aussi ? »
Kate avait ouvert les yeux pour jeter un long regard trouble à Miel qui profitait de la scène du mieux qu’elle pouvait.
« Tu dois te régaler. Hum ! Elles sont dures… comme elles ont l’air pleines ! J’ai l’impression qu’elles vont exploser sous nos doigts. Viens encore, baise-moi, fourre-moi, défonce-moi le con, tu peux tout me faire. Prends ton pied et libère ton sperme chaud. Je veux te voir gicler, couler, te ruiner. N’importe quel orifice ferait l’affaire mais c’est moi qui en profite. Je sens que tu vas bientôt partir. Accélère, espèce de chien. Tu me brûles et tu t’en fous. Maintenant c’est moi qui décolle. Je veux ton foutre, viens mon chéri. »

Il avait senti venir la décharge et s’était reculé pour offrir fièrement le spectacle de son éjaculation à ses deux complices. Il avait joui en émettant un souffle grave et profond. Sa queue avait tressaillie plusieurs fois en expulsant son liquide sur les fesses et les reins de Kate. Elle s’était redressée pour lécher et apaiser le gland rougi d’Oscar. La sueur perlait sur son torse. Elle avait continué en léchant son corps tout entier, jusqu’à ce qu’ils reprennent leur souffle et se sentent apaisés. Il l’avait magnifiquement pilonnée. Miel avait continué à les caresser et à les provoquer par des postures obscènes.

Insatiable Miel

A l’initiative de l’insatiable Miel qui n’avait pas encore obtenu tout à fait ce qu’elle désirait, les deux femmes s’étaient mises en quête de nouveaux délices. Elles avaient laissé Oscar se refaire une santé avec quelques restes de desserts puis elles s’étaient arrangées pour choisir et attirer une dizaine d’hommes auprès d’elles.
« Tu vas voir, lui avait dit Miel, on commence juste à s’amuser. On va tous les sucer et les obliger à nous prendre tour à tour. On va se régaler… »
Plusieurs hommes les avaient copieusement honorées. En se faisant pénétrer longuement par les heureux élus, elles avaient éprouvé un vif plaisir à se lécher goulûment le visage et le cou. Puis comme deux chattes assoiffées elles s’étaient délectées du jus des hommes en se toilettant à n’en plus finir. Ne portant plus que leurs jupes retroussées et leurs jolies chaussures elles avaient continué ensembles à explorer les recoins du Harem où partout des femmes s’adonnaient aux plaisirs les plus débridés en utilisant au grée de leurs fantasmes la virilité des hommes présents. Elles avaient vu des femmes attacher des hommes de longues cordes blanches pour leur faire subir les supplices les plus variés et les plus sophistiqués. Certaines les avaient contraints à absorber les épices qu’elles avaient dérobées dans la cuisine pour les rendre priapiques. Les jumelles aperçues à l’entrée avaient toutes les deux un superbe papillon tatoué sur le pubis. Elles avaient été vues en train d’enrubanner le sexe tendu d’un serveur (les seuls hommes autorisés à ne pas porter un bandeau ce soir là) pour l’empêcher de débander. Puis de l’estrade au bar elles avaient promené l’éphèbe par la laisse qui lui comprimait douloureusement le membre.

Dans le grand salon où les musiciens improvisaient encore des airs orientaux, Kate et Miel avaient profité d’un bel homme blond abandonné sur sa chaise par sa partenaire épuisée. Voyant sa bite épaisse somptueusement dressée, elles étaient venues s’y sodomiser l’une après l’autre en susurrant des grossièretés qu’elles seules pouvaient entendre.

Le baiser-sucette

Encore à moitié habillées, elles avaient terminé leurs pérégrinations lubriques sous la douche par de délicieuses caresses entre filles. Kate avait voulu rejoindre Yvan et l’avait retrouvé dans le jacuzzi avec Adeline et deux grands hommes noirs. Visiblement elle avait su les convaincre de la contenter. Allongée cuisses ouvertes sur le bord du bassin, elle semblait n’avoir pas cessé de jouir pendant plusieurs heures tant ses grands yeux verts avaient paru regarder très au-delà du plafond.

Kate s’était approchée de son mari pour l’embrasser d’une façon qui ne lui laisserait aucun doute sur son identité. Sa longue langue était venue s’enrouler tranquillement dans sa bouche pour l’absorber comme une sucette. Ce baiser là était leur secret. Il avait souri en la reconnaissant et l’avait prise dans ses bras. Dans le bouillonnement tiède des bulles elle s’était empalée très amoureusement sur lui. C’est ainsi qu’elle avait voulu le remercier de cette soirée.

Implicitement les femmes avaient autorisé les hommes à retirer les bandeaux noirs qui les privaient de la vue depuis la fin du repas. Cela avait donné lieu à quelques surprises car certaines femmes habiles avaient réussi à tromper les sens de leurs partenaires jusqu’au bout. A moins que ces hommes n’aient été particulièrement distraits… En dénouant le bandeau d’Yvan, Kate s’était dit que certains hommes auraient aussi bien pu laisser croire à leurs partenaires qu’elles avaient réussi à les duper en les mettant dans les mains ou entre les cuisses d’une autre… Il y aurait sans doute encore d’intéressantes discussions à ce sujet bien après cette soirée.

Un peu plus tard, ils avaient été rejoints par Pedro et Leïla emballés par « cette inoubliable soirée de débauche et de luxure », selon les termes de Leïla. Les quatre amis avaient célébré leur satisfaction autour d’un dernier verre en partageant leurs surprises et leurs plus troublantes expériences. Leïla avait exprimé à Kate son regret de les avoir perdus de vue après les desserts, mais qu’elle espérait la revoir bientôt… Pedro avait relaté à Yvan comment il s’était retrouvé à la merci d’un groupe de trois ou quatre femmes qui l’avaient maintenu pour le pénétrer de toutes sortes de sex-toys plus ou moins difformes et volumineux. Il ne savait pas encore que sa tendre Leïla avait présidé à cette fantaisie. Il avait reconnu que cette stimulation avait été menée d’une main d’experte et qu’elle lui avait donné de nouvelles idées.
En sortant du Harem, le jour avait semblé presque poindre. Un beau dimanche de septembre au ciel clair s’annonçait. Dans son salon, Kate avait dormi jusqu’à l’heure du thé d’un sommeil aux saveurs de paradis.


© LD 2006-2007
Illustration : Guerra

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